Rencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l’énergie, pour qui, comment ?

Rencontre avec David Blin (Ecole des arbres) : soigner avec l’énergie, pour qui, comment ?

« Être à l’écoute du corps, c’est vivre la présence, c’est ressentir de l’intérieur. C’est revenir chez soi, à la source de tout, c’est entendre la vie vous parler. » peut-on lire sur le site de mon ami David, enseignant à l’École des Arbres. Une sagesse qui me parle, je m’intéresse de plus en plus au ressenti depuis quelques années grâce à ma découverte de l’EFT (technique de libération émotionnelle que j’utilise en séance) où je reviens toujours à la sensation. En naturopathie également, dans un objectif d’autonomie, car si on est capable de s’écouter, alors on sait ce qui est bon pour nous, sans rien forcer. Notre mental nous raconte beaucoup de choses (certaines utiles, certaines moins). C’est par le corps que nous pouvons accéder à des parties de nous encore inexplorées, celles qui restent à guérir, à rencontrer, à aimer… qui ne demandent qu’à se révéler.

Rencontre avec David Blin, merveilleux facilitateur de guérison (magnétisme), mais aussi accoucheur de talents, il enseigne les soins énergétiques depuis quelques années au sein de son École des arbres. Il propose aussi des massages tantriques, pour réveiller l’énergie sexuelle et rencontrer notre puissance. Passionnant !

 

Les gens qui viennent te voir pour une « transmission » cherchent à savoir s’ils sont capables de guérir par l’énergie, tout le monde peut donc faire des soins énergétiques ?  

C’est quelque chose que l’on peut tous faire à partir du moment où on en a l’élan, comme jouer de la musique ! Je ne crois pas à l’idée du don, alors je leur donne la validation d’emblée. Ma mission lors des transmissions, c’est de les emmener dans cet espace où il n’y a rien à faire, de les éloigner de cette envie d’utiliser leur volonté et l’égo, qui pense qu’il faut « faire des choses ».
Bien souvent, une douleur ou un trouble de santé est en lien avec un blocage énergétique, la zone concernée n’est pas assez fluide, manque d’énergie ou est en excès d’énergie. Beaucoup de pathologies peuvent être soulagées, voire soignées par le magnétisme, le praticien facilitant la libre circulation de l’énergie lorsqu’elle est prête à agir dans le sens de la guérison. En tant que facilitateur, si tu es branché avec la vie et que tu laisses faire, tout est simple. Si tu fais un soin et que tu rencontres une résistance et que tu cherches à enlever quelque chose alors que la personne n’est pas prête, tu le sens aussi. Si on a mal au genou et que cette douleur nous sert à comprendre quelque chose, elle partira quand ce sera le moment. Rien ne doit être forcé.

Dans la vie c’est simple il y a d’ailleurs deux façons de vivre : soit nager dans le sens du courant, soit nager à contre courant, mais c’est toujours la même rivière, toujours le même nageur. Il y en a qui se fatigue plus que l’autre….

 

Comment fais-tu cela ?

J’ai toute une palette d’exercices pratiques individualisés, du rebirth aux outils chamaniques… Je parle aussi longuement avec les gens que je reçois pour apprendre à les connaître et détecter les croyances limitantes, pour les amener dans ces endroits où ils ne font rien. Pour certains c’est rapide, pour d’autres un peu plus long. Il y a beaucoup d’histoires qu’ils se racontent, ce qui revient le plus souvent c’est « il y a du danger » (le médium astral, le bas astral, les défunts, les énergies type alpha etc)… Pour moi tout cela n’existe pas, le monde de la matière est duel et le monde de l’énergie est non duel !

Nous avons une tendance naturelle à calquer le monde matériel, connu, tangible, sur le monde immatériel. Beaucoup arrivent avec la peur de « choper quelque chose » et le besoin de « se protéger ». Or, on ne peut pas faire le bien, ni faire le mal. Par exemple, un jour un élève m’a appelé après avoir fait un soin, il avait la main qui tremblait depuis plusieurs jours, très stressé d’avoir attrapé la maladie de la personne sur laquelle il avait travaillé : je lui ai dis simplement «  c’est dans ta tête » et tout s’est arrêté immédiatement. C’est ce que je rencontre de plus fréquent.

Comme le pouvoir de l’intention est aussi très fort, quand tu dis à quelqu’un « tu as le pouvoir de faire ça », il y a le risque qu’ils travaillent avec l’égo et qu’ils fonctionnent sur batterie, en forçant.

 

« Le ressenti brule la pensée », Éric Baret

 

Quels types de perceptions découvrent-ils ?

L’idée en transmission est de savoir comment va s’exprimer l’intuition la personne : clairvoyance (perception visuelle), clairaudience (perception auditive/ « radio intérieure »), kinesthésie (ressentis physiques), clairconnaissance (l’ensemble de toutes ces perceptions en même temps), nous avons tous des aptitudes différentes. Il faut se connecter à l’intuition, alors c’est formidable, c’est ton soleil en pleine nuit (ton soleil de minuit), qui permet de voir quand tu es dans l’obscurité. Pour la percevoir, il faut simplement être dans le ressenti.

Je me suis demandé pendant longtemps comment expliquer ce qui se passe pendant un soin… C’est en fait très simple, si tu es dans un endroit de ton corps, si tu y es totalement. Si tu es totalement dans ta main tu n’es plus dans ta tête. Alors tu sais s’il faut ajouter, ou retirer quelque chose énergétiquement, ou harmoniser.

Il n’y a rien à savoir, et en même temps il faudrait des encyclopédies pour raconter ! Certains chantent des mantras ou des prières, certains sont dans le ressenti corporel. Je les aide à trouver leur musique. J’invite les gens à rejoindre un espace en eux qui est vierge de tout.

Tout est déjà en place, je ne leur apprends rien, je les accompagne simplement sur le chemin de la confiance. Je leur demande vite un soin pour qu’ils se lancent tout de suite. Parfois les premiers sont bluffants ! C’est une histoire de qualité de présence, souvent ça ne tient qu’à ça. Mais d’ailleurs souvent dans la vie…

 

Comment tout a commencé pour toi ?

Ça a commencé par la mort. Il m’a fallu mourir pour renaître. Il y a presque 10 ans, j’en avais assez de qui j’étais, à l’époque hyper cartésien (fils de médecin !) et réalisateur, je découvre quelques livres passionnants, notamment « Le serpent cosmique » de Jeremy Narby. Je flashe d’ailleurs sur cette histoire où un mec découvre que grâce à une plante il peut ré-informer son ADN… Je m’intéresse petit à petit aux états modifiés de conscience, au chamanisme, et je me rends à quelques événements de l’Inrees.

À une conférence je rencontre des personnes qui organisent une expérience chamanique de 4 jours en Belgique, je m’inscris. À l’époque j’avais déjà commencé des exercices de cohérence cardiaque, de relaxation et une thérapie en EMDR, j’avais commencé à travailler sur moi et heureusement, car j’ai vécu un truc tellement fort… si je n’avais pas été accompagné au retour ça aurait été plus compliqué !

 

Tu as pris des psychotropes ?

Je crois que j’avais besoin d’un coup de pieds aux fesses. Le chaman m’a servi une double dose d’Ayahuasca, il a dû voir que mon mental en avait besoin pour lâcher ! J’ai bu ce qu’il m’a servi, un verre au goût de terre et de pneu brûlé. Je n’avais pas du tout envie de vomir contrairement aux autres personnes présentes, j’étais bien, je respirais, je contrôlais. Il s’est approché, m’a soufflé du tabac au visage, et mon énergie est montée de mon sacrum jusqu’en haut (Kundalini), j’ai eu l’impression que ma tête s’arrachait de mon cou avec le sentiment qu’elle allait exploser ! Je me suis dis « je vais mourir ».  J’ai regardé ma main, je ne la voyais pas, je ne voyais pas non plus mon bras et j’ai perdu connaissance.

Black out. Je me suis réveillé 3 ou 4h plus tard, dans un état vraiment bizarre, comme un être nouveau, trempé de transpiration. J’étais dans un état incroyable, ils jouaient de la musique. J’ai vu de la lumière dans les feuilles en pleine nuit, je me suis dis « c’est la plus belle chose que j’ai vue de ma vie », et je suis allée me coucher j’ai dû m’endormir un peu. J’ai vécu en rêve ma mort en chutant (rêve que je faisais depuis longtemps) et mon expérience d’éveil. Ma connexion à la nature est devenue extraordinaire. J’ai senti que je pouvais soigner avec les mains dès le lendemain, ça ne m’a pas quitté. Il y a eu en tout 4 cérémonies d’affilées sur 4 jours, des expériences différentes.

Du jour au lendemain tout a changé, il y a eu aussi beaucoup de synchronicités. J’ai commencé à pratiquer des soins sur mes proches, puis à recevoir des personnes qui me le demandaient. J’ai eu du mal à faire des tournages en tant que réalisateur, je voulais plus faire de pub pour plein d’annonceurs, je ne supportais plus l’environnement.

Pendant 7 ans j’ai fait énormément d’expériences pour revenir à cet état là. J’ai pris aussi mieux soin de moi et j’ai appris à laisser faire, et à me faire confiance. C’est venu au fil du temps. Tout ce que j’ai pu expérimenter par la suite n’a fait que confirmer la foi que j’ai dans la vie.

 

Peut-on vivre le même type d’expérience sans prendre d’Ayahuasca ?

Il y a souvent une résistance très forte du mental à lâcher, mais il y a d’autres façons de le vivre oui. Je l’ai vécu moi une deuxième fois en méditation du soleil, j’ai senti la même montée dans la colonne, avec la même impression de mourir.

 

Qu’est-ce que ça a changé sur ta vision de la vie ?

Une part de moi est devenue très tranquille, notamment par rapport à la mort. Il n’y a pas de lieu négatif. Il peut nous arriver des épreuves mais c’est parce qu’on en a besoin. J’ai aussi pris conscience que chacun fait du mieux qu’il peut à chaque instant.

Cette expérience m’a fait prendre des décisions que je n’arrivais pas à prendre, m’a donné du courage. Tout ce qui n’était pas juste, pas aligné, a été écarté et un travail sur ma sexualité a été engagé. J’ai découvert le tantra.

 

Qu’est-ce que le tantra ?

En quelques mots, c’est la détente dans la tension. C’est grâce à l’alchimie des deux que la magie opère : la tension créé une concentration (tendue, pointue) et la détente c’est la périphérie (ronde, dans l’accueil).

J’entends beaucoup de gens qui ont des vies sexuelles qui ne leur conviennent pas. Les femmes sont souvent étonnées quand on leur dit « vous pouvez arrêter quand vous avez envie d’arrêter, vous n’êtes pas obligée d’aller d’un point A à un point B. La sexualité est encore souvent conditionnée par la jouissance de l’homme, l’une des premières choses à comprendre en sexualité consciente c’est qu’il n’y a pas de destination.

Principalement ce que les gens veulent expérimenter c’est la fusion. Ce qui nous fait le plus de mal sur cette terre c’est l’ « illusion » de la séparation. Dans le sexe, ce que l’on recherche c’est le rapprochement, la fusion qui n’arrive jamais. Mais dans l’énergie, on n’a jamais été séparés. Le tantra, c’est se concentrer davantage sur l’énergie donc sur le lien, tandis que la sexualité classique se concentre sur le génital, l’organe, la peau, mais qui amène les corps à vivre la séparation. Une des approches les plus faciles vers le tantra, c’est d’expérimenter le massage (du corps, de la yoni), pour réparer, se réconcilier avec son énergie vitale et réveiller la femme et l’homme que nous sommes.

 

Pourquoi l’École des arbres ?

Je fais confiance à la nature qui n’est pas égotique, elle n’essaie pas de transformer. Je fais souvent des séances dans la forêt, elle nous enseigne si on sait l’écouter.

Je n’aime pas beaucoup le côté « gourou » de certaines personnes dans le domaine de l’énergie, je préfère m’en remettre à la simplicité.

Ce que je raconte, c’est juste mon expérience. Faites votre expérience !

 

Un grand merci à David ♥
David Blin
Sur RDV – 07 68 30 98 32
contact@ecoledesarbres.com
www.ecoledesarbres.com

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Expérience intuitive : poser une question aux arbres

David m’a aussi emmenée faire un petit exercice, celui de poser une question aux arbres. L’idée est de se positionner au milieu d’une forêt (ou dans un parc assez dense), de faire un tour sur soi-même les yeux ouverts et de choisir un arbre sans faire intervenir le mental. S’en approcher (parfois notre intuition choisit un arbre à l’autre bout du champ 😉 , alors il faut y aller, la suivre) et regarder ce qu’il a à nous dire, intuitivement.

J’ai posé une question que j’ai partagée avec David, qui a fait l’exercice avec moi en silence mais avec un autre arbre de son choix. Nos réponses ont été étonnamment proches ! L’arbre ici est un support, pleinement dans la présence. En observant son environnement, ses couleurs, ses fêlures, ses forces, son inclinaison, ses racines, la façon dont la lumière se reflète… (et en se faisant confiance !), on obtient nos réponses. Je vais passer un peu plus de temps au parc moi !

 

Envie d’aller plus loin ?  Quelques ressources :

Le dernier numéro du magazine Inexploré sur le thème : La conscience de la nature, son intelligence peut-elle nous inspirer ?

Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir  de Jeremy Narby

Siddhartha de Hermann Hesse

Le pouvoir du moment présent – Guide d’éveil spirituel d’Eckhart Tolle

Faire l’amour de manière divine de Barry Long

Tantra de Daniel Odier

Le Livre des Secrets de Osho

L’Oeuf de Yoni : Le féminin révélé et libéré – Tome 1 de Lilou Macé

 


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